.

Le Monde des Mirons

Blog de voyage et d'aventures !

LA REUNION

Trek des 3 cirques à La Réunion : itinéraire 9 jours + conseils débutant

[Article en cours de modification et de mise à jour !]

De retour d’un tour du monde, on se sent en décalage et on a mille questions en tête. Celles que l’on se pose après une telle aventure et qui nous bouscule… On est à un moment charnière : pas vraiment de projet, un budget presque inexistant, et cette sensation de devoir reprendre là où l’on avait tout laissé… Malgré les doutes, une chose reste claire dans nos esprits, un seul leitmotiv : continuer à voyager !

Puis, arrive la nouvelle qui ravive notre envie d’aventure : l’expatriation sur l’île Intense de nos amis Eve et Jérémy, rencontrés en Nouvelle-Zélande. Cette perspective nous donne l’élan de repartir 3 mois en exploration, de La Réunion à l’Afrique du Sud, en passant par l’île Maurice pour découvrir l’Océan Indien et l’Afrique Australe.

Rapidement, une idée germe dans nos têtes : partir pour notre tout premier trek en autonomie et explorer l’île intense à travers les célèbres cirques de Cilaos, Mafate et Salazie. Complétement inexpérimentés, on sait que cette aventure va mettre notre organisation, notre physique et notre mental à rude épreuve… mais elle promet des souvenirs inoubliables.

SOMMAIRE

Peut-on faire le trek des 3 cirques à La Réunion sans expérience ?

Début d’expérience sur le terrain Réunionnais

Itinéraire de trek de 9 jours dans les 3 cirques de La Réunion

Aperçu de notre itinéraire de trek de 9 jours à travers les 3 cirques de La Réunion

Ce que l’on aurait aimé savoir avant notre premier trek dans les 3 cirques

Que faut-il emporter pour un trek à La Réunion ?

Quel budget prévoir pour un trek de 9 jours dans les 3 cirques de La Réunion ?

Bilan trek

Peut-on faire le trek des 3 cirques à La Réunion sans expérience ?

La réponse est oui… mais avec certaines précautions, une bonne préparation et beaucoup de motivation ! Après plusieurs randonnées réalisées en France et à l’étranger, on veux tenter l’aventure de ce premier trek en autonomie, avec seulement notre curiosité et notre envie de découvrir les paysages contrastés de La Réunion. Il faut savoir que l’île porte bien son nom d’île intense, la randonnée est une activité exigeante avec des sentiers escarpés, des dénivelés importants et une météo parfois capricieuse.

Pour un débutant qui a déjà une expérience de la montagne, il est essentiel de :

  • Avoir une bonne condition physique : le terrain de l’île de la Réunion est intense.
  • Se préparer mentalement : accepter certaines étapes difficiles.
  • Organiser son matériel : chaussures adaptées, sac léger, nourriture, eau.
  • Se renseigner sur les conditions météo : certaines saisons peuvent compliquer la randonnée.
  • Commencer progressivement : petites randonnées pour s’échauffer avant le trek complet.

En suivant ces conseils et en restant prudents, un trek débutant est tout à fait possible. L’expérience devient surtout une aventure unique, qui permet de découvrir les paysages exceptionnels des cirques

Début d’expérience sur le terrain Réunionnais

Nous voilà lancés dans ce tout premier trek, sans réelle préparation physique et encore marqués par le décalage horaire. À peine arrivés sur l’île, on fait un rapide tour avec nos amis pour découvrir quelques sites : Notre Dame des Laves à Saint-Rose, église qui fut encerclée miraculeusement par des coulées de lave lors de l’éruption du Piton de la Fournaise en 1977, l’Anse des cascades et la coulée de lave 2007.

Dès le lendemain, le réveil sonne à 4h du matin pour tenter l’ascension du Piton de la Fournaise. Sur place, les conditions sont loin d’être idéales : brouillard épais, fine pluie, la fameuse “farine”, et rafales de vent violentes. Même un militaire présent sur le site nous déconseille de nous lancer. Après avoir attendu plus d’une heure dans l’espoir d’une amélioration, on décide finalement de renoncer.

Bien que Mick est envie de rentrer, on se rabat alors sur une alternative : la randonnée vers la Cascade du Voile de la Mariée, à Grand Bassin. Une première randonnée loin d’être facile pour une mise en jambe…plutôt brutale, avec du dénivelé et une chaleur bien présente… Le doute s’installe… je peine à terminer cette randonnée éprouvante sur le terrain réunionnais… mais l’envie de relever le défi un peu fou d’un trek en autonomie à travers les 3 cirques reprend rapidement le dessus.

Ce trek en autonomie (presque totale !) de 9 jours et 8 nuits sur les sentiers du GR R1, R2 et R3 à travers les trois cirques emblématiques de l’île, a été une vraie parenthèse hors du temps. Chaque jour, les paysages changent radicalement, passant de reliefs escarpés à des forêts humides et verdoyantes, offrant une expérience unique à chaque étape.

Bon, on avoue… une nuit en gîte au plateau de Bélouve et un passage par Hell-Bourg pour un bon repas ont permis de recharger les batteries. Mais globalement, cette aventure nous a reconnectés à l’essentiel : marcher, manger simplement et vivre au rythme de la nature à l’abri du réseau téléphonique.

Côté organisation, on a fait le choix de partir avec notre propre matériel et de privilégier une alimentation variée, loin du tout lyophilisé. Une décision qui a clairement amélioré notre confort au quotidien, même si nos chaussures, elles, n’ont pas survécu à ce trek exigeant.

Le départ officiel se fait depuis Cilaos, accessible via la célèbre route aux 400 virages. Depuis la côte, on enchaîne plusieurs bus pour rejoindre cette ville perchée, point de départ idéal pour explorer les cirques. Notre objectif : atteindre le Piton des Neiges le samedi suivant, où nous retrouverons nos amis pour la suite du séjour.

Itinéraire de trek de 9 jours dans les 3 cirques de La Réunion

La première vraie étape de cette aventure est de se rendre en bus à Cilaos par la route aux 400 virages. Depuis Saint-Leu, on emprunte un mini bus pour rejoindre la grande station de bus de la ville de Saint-Pierre. Puis, on monte dans un nouveau bus sur la route sinueuse qui mène à Cilaos ville, d’où l’on part pour débuter notre trek.

Aperçu de notre itinéraire de trek de 9 jours à travers les 3 cirques de La Réunion

Voici les grandes étapes de notre trek en autonomie à travers les cirques de Cilaos, Mafate et Salazie :

  • Jour 1 : Cilaos → Sentier Marla (GR R1 – R2)
  • Jour 2 : Sentier Marla → Col de Taïbit → Marla → Cascade des Trois Roches (Mafate)
  • Jour 3 : Cascade des Trois Roches → Brèche du Maïdo→ Îlet des Orangers
  • Jour 4 : Îlet des Orangers → Îlet à Malheur
  • Jour 5 : Îlet à Malheur → Grand Sable
  • Jour 6 : Grand Sable → Hell-Bourg → Bélouve
  • Jour 7 : Bélouve → Caverne Dufour
  • Jour 8 : Caverne Dufour → Sommet du Piton des Neiges
  • Jour 9 : Sommet du Piton des Neiges → Cilaos
Itinéraire de trek de 9 jours dans les 3 cirques de La Réunion (Cilaos, Mafate, Salazie) avec trace GPX
Carte de notre itinéraire de trek de 9 jours à La Réunion à travers les cirques de Cilaos, Mafate et Salazie (83 km et +8000 m de dénivelé).

📍 Caractéristiques du trek

  • Distance totale : 83,53 kilomètres
  • Dénivelé positif : +8060 mètres
  • Dénivelé négatif : -7885 mètres
  • Durée : 9 jours
  • Niveau : difficile (gros dénivelé + terrain technique)

👉 Ce trek forme une boucle complète à travers les trois cirques de La Réunion, avec des paysages très variés et des étapes parfois exigeantes.

ÉTAPE 1 : De Cilaos au pied du sentier Marla (GR R1-GR R2)

TRAJET : Arrêt bus Cilaos Ville – Aire de pique nique Sentier Marla

🕖 Estimé 2h46 | 🗻 + 1265 mètres | 🗻 – 916 mètres | ↔ 6,4 kilomètres  | ⬆ 497 mètres | ⬇ 469 mètres

⛺   Bivouac – Aire de pique-nique en contre bas de l’arrêt de bus « Sentier Marla » (Samedi 11 mai)

C’est parti pour l’aventure, fraichement arrivés à CILAOS et autant dire que le trajet n’est pas ennuyeux … Cette route sinueuse, sur laquelle le bus est parfois obligé de s’y reprendre à plusieurs fois dans les virages, offre déjà un joli visuel de ce qui nous attend. Dans les tunnels, le bus ne passe vraiment qu’à quelques centimètres du bord.

Notre direct pour le départ du trek

À 14h, on arrive à l’arrêt de bus Cilaos Ville et on rejoins le centre, qui est bien animé aujourd’hui, puis direction l’office de tourisme pour obtenir quelques derniers conseils avant le départ et trouver un coin proche pour dormir. (Il est possible de bivouaquer derrière l’office de tourisme d’ailleurs)

En direction du sentier, on aperçoit le panneau indiquant le GRR2 en direction de la cascade du bras rouge (Sentier du bas). Ce sont nos premiers instants pour se familiariser avec le poids de nos sacs qui pèsent environ 15 kilos pour Léa et 20 kilos pour Mickael et nous replonge dans nos souvenirs de tour du monde.

On est bien trop chargés pour une première expérience de trek, les poches à eau de 3 litres sont pleines et on a la nourriture pour la totalité du trek, des vêtements chauds pour les nuits froides et bien d’autres choses.

Départ pour plusieurs jours de trek en autonomie complète © lemondedesmirons

En chemin, on passe par la petite cascade de la ferrièrer et son joli petit bassin bleu.

Puis, on traverse la rivière du Bras rouge, où chute la cascade du bras rouge. Ici, on reprend quelques forces car nous n’avons rien mangé depuis ce matin. Cette petite pause fait du bien, mais on se remet vite en chemin avant de se refroidir complètement et surtout avant la tombée de la nuit qui arrive tôt sur l’île (vers 17h30). Au loin, se dresse l’Eglise blanche Notre-Dame-des-neiges, on prend alors conscience du chemin déjà accompli qui nous éloigne peu à peu du village de Cilaos. Le sentier est de plus en plus raide et après une bonne montée, on aperçoit la cascade secrète. (Léa se dit que cela va être difficile pour la deuxième fois, la première était après la randonnée du Grand Bassin avec ses 1174 mètres de dénivelé positif et négatif, 2 jours après notre arrivée à la Réunion)

Vue sur le cirque de Cilaos © lemondedesmirons

Arrivés au croisement de la route, on rejoins le parking et aire de pique-nique situé après l’arrêt de bus Sentier Marla. L’envie de quitter les sacs est bien trop forte après ce bon dénivelé ! Ce soir là, on fait la rencontre de Marie, Antoine et Julien qui nous propose de les rejoindre après notre installation. Alors, pas le temps de nous reposer, il faut monter la tente et préparer les équipements avant la tombée de la nuit et se faire à manger.

On partage la fin de soirée avec eux et on va se coucher, la journée de demain s’annonce plus compliqué que cette première.

ÉTAPE 2 : Du sentier Marla à la cascade des Trois Roches en passant par le Col de Taïbit (GR R1-GR R2-GR R3)

TRAJET : Aire de pique nique Sentier Marla-Cascade des Trois Roches

🕖 Estimé 4h46 | 🗻+ 2059 mètres | 🗻– 1231 mètres | ↔ 10 kilomètres | 1272 mètres | 1272 mètres

⛺  Bivouac à la cascade des Trois Roches (Dimanche 12 mai)

Réveil tranquille, on prépare le petit-déjeuner et on attend le réveil des copains dans la tente à côté. C’est vite l’heure de remballer la tente et c’est parti pour un bon dénivelé matinal.

Le but de cette deuxième journée est d’atteindre le petit village de MARLA.

Depuis l’aire de pique-nique du « sentier Marla », on reprend la marche en direction du Col de Taïbit.

La végétation a déjà changée, après avoir traversé la forêt, on est déjà de l’autre côté de la montagne avec une vue imprenable sur la vallée et le village de Marla. Sur le chemin, on rencontre Théo qui nous double. On lui demande où il bivouaquer dans les alentours. Nos amis Eve et Jérémy nous avaient conseillé d’aller au plateau de Kerval, sur lequel il y a un petit étang dans une jolie prairie où broutent des vaches, mais ce détour aller/retour (4,6 km 🕖 1h46 ⬆ 374 m  ⬇374 m) ne nous motive pas. On préfére économiser nos forces pour la suite du trek.

La montée vers le col du Taibit ©lemondedesmirons

Dans la montée, on rencontre et échange avec François, un Réunionnais, puis, nos chemins se séparent à la bifurcation qui donne accès à la Tisanière à Ilet des Salazes. Quel bonheur de savourer une délicieuse tisane « spéciale montée » ainsi qu’une bonne part de « Tisson« , un gâteau à base de farine de maïs. Sur les conseils de James, gérant de la Tisanières, on prend le temps d’aller admirer une jolie vue d’ensemble sur la vallée juste après le camping des 3 Salazes.

La tisanière de James sur la montée du Col de Taïbit ©lemondedesmirons
Une bonne tisane… ©lemondedesmirons

En reprenant la route, on admire les fleurs servies un peu plutôt dans notre infusion, puis on finis par atteindre le Col de Taïbit (2059 mètres) avec satisfaction. On en profite pour sortir le pique-nique et prendre un petit temps de repos après cette éprouvante montée.

Vue sur le village de Marla ©lemondedesmirons

Théo part en direction de la cascade des 3 roches et compte tenu de l’heure, on décide d’en faire autant surtout après son récit de vaches qui mangent tout à l’étang … (bout de tente, chaussettes …)

Bref, on le laissons filer car il a un très bon rythme et il est moins chargé que nous. Le paysage est changeant, un petit côté désertique, une rivière à traverser par sauts de cailloux pour éviter de mouiller les chaussures. Ce terrain glissant ne manque pas de faire tomber Mick qui fait une sacré chute et nous fait une grande frayeur. Je le vois étalé au sol à quelques centimètres du ravin ; dans ma tête j’imagine le pire, on est au milieu de nulle part… Plus de peur que de mal pour le moment, son genou a craqué, ce qui lui a fait plutôt peur, on repart pendant que les muscles et articulations sont chauds, on contrôlera s’il enfle plus tard…

Le chemin longe tranquillement le lit de la rivière et nous apercevons un premier espace dédié au bivouac. Nous poursuivons puisque nous sommes attendus à la cascade. (Avant d’arriver à la cascade, il est possible de bivouaquer dans la forêt ou sur un terrain mi-verdure mi-roche ou encore de l’autre côté de la rivière légèrement en hauteur au milieu des herbes.)

Cascade des Trois Roches © lemondedesmirons

Après une bonne journée de trek, il nous tarde d’enlever nos chaussures et de mettre les pieds dans l’eau. Nous étalons tout au soleil, le chargeur solaire, les vêtements mouillés… Nous profitons de cet endroit pour faire la lessive (sans produit, c’est mieux) et prendre un bain qui nous fait du bien !

➡ ÉTAPE 3 : De la cascade des Trois Roches à l’Ilet des Orangers (GR R3-GR R2)

TRAJET : Cascade des Trois Roches-Bivouac après le village Ilet des Orangers

🕖 Estimé 5h21 | 🗻+ 2032 mètres | 🗻– 784 mètres | ↔ 9,4 kilomètres | 1817 mètres | 2285 mètres

⛺  Bivouac à 30 minutes après le village Ilet des Orangers (Lundi 13 mai)

Réveil matinal, Mick prépare le petit-déjeuner pendant que je range l’équipement à l’intérieur de la tente pour ensuite démonter la tente trempée et la faire sécher un peu sur la roche avec le lever de soleil. On prend la ration du matin en attendant que Théo se réveille à son tour pour partager ce moment.

La tente est toujours trempée, on prend donc le temps d’attendre que le soleil pointe entre les montagnes pour la faire sécher rapidement sur les roches, histoire de partir un peu plus léger.

Départ un peu tardif avec traversée d’une rivière pour commencer. Nos chemins se séparent ici, bien que Théo nous propose de l’accompagner, toujours plus rapide que nous, il part donc seul en direction de Grand Place pour un festival qui a lieu ce soir.

Une demi-heure plus tard dans la montée, on s’arrête déjà à la deuxième tisanière. L’accueil est bien moins chaleureux et le remplissage des gourde en eau potable est payant alors qu’elle est puisée directement à la source. Bref, on fuit vite cet endroit …

Le soleil et la chaleur étouffe déjà, mais cette troisième journée fait partie d’une des plus belles de notre itinéraire. De nombreux chemins en forêt et une arrivée à la brèche du Maïdo avec une vue imprenable sur les montagnes. Notre seul regret est de ne pas avoir l’opportunité de faire l’ascension du Maïdo.

Je n’arrive plus à partir tellement la vue est splendide. On converse avec un couple et ses 2 enfants qui redescendent du Maïdo, ils nous donnent quelques conseils.

La brèche de Maido ©lemondedesmirons

C’est parti pour la descente, on souhaite passer la nuit vers le village « îlets des orangers ». Arrivés là bas, on trouve le bar-épicerie de Yoland et Louise, qui gère également le camping. On peut dormir sur un terrain plat en contre bas, équipé d’un robinet d’eau et de toilettes plus haut vers les bâtiments (pas de douche) pour 7€/personne. L’idée initiale de cette itinérance, c’est de sortir de notre zone de confort, alors même si on est épuisé ce serait bien de trouver un bivouac pour cette nuit. Seulement nos batteries de téléphones sont vides, on demande gentiment l’autorisation s’il est possible de charger un de nos téléphones un instant…c’est 2€, (rire). Un peu vexés, on pose l’ultime question « Est-il possible d’installer la tente en bivouac avant la nuit par très loin d’ici ? », la réponse donnée « continuer votre chemin vous trouverez de quoi dormir 30 minutes plus loin ! ».

On repart en espérant trouver ce site avant la nuit. Le chemin de la descente est très beau même s’il suit la canalisation, il débouche sur un canyon dans lequel ce glisse une rivière, cependant on a pas trop le temps d’en profiter. La lumière commence à baisser est on trouve le spot parfait où installer la tente pour la nuit : 2 plateformes en bitume.

Les 2 plateformes en béton à 30 minutes du village Ilet des Orangers © lemondedesmirons

➡ ÉTAPE 4 : De l’Ilet des Orangers à l’Ilet à Malheur (GR R2-GR R3)

TRAJET : Bivouac après le village Ilet des Orangers-Bivouac Aire de pique nique village Ilet à Malheur

🕖 Estimé 3h34 | 🗻 + 912 mètres | 🗻 – 198 mètres | ↔ 8,3 kilomètres | 787 mètres | 700 mètres

⛺  Bivouac à l’Aire de pique-nique Ilet à Malheur les Bas (Mardi 14 mai)

Au réveil, on est seuls au monde entre les montagnes, on se sent terriblement bien dans ce silence. Une fois tout remballé on part en direction d’Aurère. On traverse une première rivière et on en profitons pour nous ravitailler en eau. On filtre ou non ? Mick prend l’eau directement à la source, j’avoue que je ne me sens pas très rassurée… C’est déjà intensif alors si je suis malade, ce n’est pas le sac qui va me porter… Je commence à filtrer, mais c’est trop long alors tant pis je bois comme ça ! (Ne suivez pas l’exemple)

On reprend le sentier qui descend et on rejoins une rivière à traverser. Pas le choix que de mouiller les pieds, alors, nous enlevons les chaussures pour continuer à randonner au sec. C’est plutôt agréable de mettre les pieds dans l’eau, mais il faut vraiment gérer son équilibre, avec le sac, on est vite déséquilibré.

1, 2, 3, 4, 5, traversée de rivière © lemondedesmirons

On enfile les chaussures et…un peu plus loin…nous devons retraverser la rivière, on les enlève à nouveau… c’est reparti pour traverser… on dit jamais 2 sans 3 alors, il y aura une autre fois encore !  D’après les personnes que l’on a rencontré, il y a encore plusieurs traversées à effectuer. On sent les habitués, ils sont pour la plupart équipés de chaussures spéciales pour marcher dans l’eau !!! On décide de sortir les tongs, on essaie aussi pieds nu… finalement, on finis avec les chaussures en Goretex…

Une traversée plus loin nous mène à une sorte de plage de cailloux fins. Les roches forment un joli canyon qui nous mène à un joli bassin d’où tombe une belle petite cascade. Un petit coin de paradis où nous nous baignons en guise de douche …

La cascade secrète au bout du canyon © lemondedesmirons

Quel agréable moment, l’eau est bleu vert et cette pause nous fait le plus grand bien. En repartant, nous traversons un tunnel et le chemin continu en longeant la rivière, on grimpe en direction de Aurère pour rejoindre Ilet à Malheur. En prenant de la hauteur la vue est sublime.

Passerelle et bassin du bras d’Oussy, petit coin de paradis © lemondedesmirons

On arrive au joli petit village Ilet à Malheur et on cherche un endroit pour passer la nuit. On se rend vite compte que sur la plupart des espaces où il est possible d’installer une tente, il y a des panneaux « camping interdit » ; probablement parce qu’il y a un camping au village. Cependant, il n’est pas si évident que ça de trouver des emplacements idéaux pour mettre la tente, les dénivelés positifs et négatifs n’offrent pas l’opportunité d’un terrain plat parfois sur de nombreux kilomètres .

La montée vers Ilet à Malheur ©lemondedesmirons

On hésite à nous installer dans l’abri de l’aire de pique-nique pour dormir discrètement, mais on aime pas transgresser les règles. Mick demande au bar s’il est possible de dormir sur l’aire malgré le panneau. Le propriétaire du camping est justement au bar et n’est pas très content d’entendre ça, mais le bivouac est toléré…

Petite église d’ilet à Malheur ©lemondedesmirons

On installe donc la tente un peu plus tard, le coucher de soleil sur les montagnes nous offre un joli spectacle.

ÉTAPE 5 : De l’Ilet à Malheur à Grand Sable (GR R3- GR R2-GR R1)

TRAJET : Bivouac Aire de pique nique village Ilet à Malheur-Bivouac abris Grand Sable

🕖 Estimé 5h48 | 🗻+ 1667 mètres | 🗻– 838 mètres | ↔ 13,9 kilomètres | 1065 mètres | 895 mètres

⛺  Bivouac à l’abri Grand Sable (Mercredi 15 mai)

Ce matin, on enfile les chaussures encore mouillées de la veille. Le Goretex c’est super, mais quand ça prend l’eau ça met plusieurs jours à sécher. Il faudra faire avec, le sentier des Scouts nous attend. Après avoir plié la tente et pris le petit-déjeuner, on prend la direction du sentier scout en passant par « Ilet à malheur les hauts ».

💡Bon à savoir : Il existe deux sentiers, le sentier scout et le sentier Augustave qui est fermé pour cause d’accident. Deux femmes ce sont tuées sur ce chemin difficile à plusieurs passages techniques. La technicité du parcours avec un sac à dos bien chargé peut rapidement déséquilibré.

Vue sur le village Ilet à Malheur ©lemondedesmirons

Le sentier scout est très plaisant avec le passage d’une large crête qui offre une vue d’ensemble et un joli passage à corde qui mène dans la forêt et débouche sur la route. En quittant le sentier scout, le long de la route sur la droite, deux possibilités, prendre la direction du Col de Fourche (7,8km, 3h09 pour +371 mètres et -927 mètres) ou celle de la ravine du Bélier (7,5km, 2h42 +163 mètres et -718 mètres) qui part un peu plus loin du petit village de Grand-Ilet pour rejoindre Grand Sable. On choisit la ravine du Bélier même si l’autre sentier a l’air plus sympa, une façon d’économiser nos genoux pour quelques mètres de descente. Finalement, ce n’était peut-être pas un bon choix ! Ce sentier très sauvage et peu entretenu nous mène avec difficulté, au petit refuge en pierre où l’on établit notre campement pour la nuit. Chaussures mouillées, arrivée sous la pluie, Mick prend l’initiative de faire un feu pour sécher les chaussures et les chaussettes. Sauf que la cheminée est bouchée, on est complétement enfumés et les chaussettes finissent avec de gros trous, brulées par les étincelles ! Pas facile la vie d’aventurier…

Une nuit dans un abri ©lemondedesmirons

ÉTAPE 6 : De Grand Sable au gîte Bélouve (GR R1)

TRAJET : Bivouac abris Grand Sable-Gite Bélouve

🕖 Estimé 5h06 | 🗻+ 1508 mètres | 🗻– 695 mètres | ↔ 13,6 kilomètres | 1003 mètres | 580 mètres

⛺  Nuit au gîte Bélouve (Jeudi 16 mai)

Cette nuit dans le gîte abandonné, évite la corvée du remballage de la tente et permet d’être à l’abri, un vrai petit luxe !

   L’abri où nous avons passé la nuit ©lemondedesmirons

Aujourd’hui, c’est un peu le retour à la civilisation après plusieurs jours en autonomie complète direction Hell-bourg. On est sur le chemin du haut pour rejoindre Ilet à Vidot, alors que chemin du bas un peu plus long passe par la cascade du Trou blanc. On traverse une passerelle et une longue portion de route avant de rejoindre la ville. En dépassant les anciens Thermes, on arrive à Hell-Bourg où l’on va pouvoir faire le plein de nourriture.

L’occasion de faire une halte à l’office du tourisme du village pour prendre des infos sur la météo variable de nos prochains jours dans le cirque de Salazie. Ça nous permet également connaître la distance qui nous sépare du fameux Piton des Neiges notre dernière étape. Bonne nouvelle, nous sommes à seulement 8h de notre objectif.

Au village de Hell-bourg ©lemondedesmirons

On en profite pour charger nos téléphones. Il a été difficile d’utiliser le chargeur solaire du fait nos journées pleines à marcher. Quelques courses et un petit moment de plaisir au restaurant…pas vraiment une bonne idée de trop se remplir le ventre avant de reprendre la marche !

Les deux possibilités pour aller en direction du Piton des neiges, soit par le Cap Anglais la voie la plus directe (8km, 3h47 pour 1535 mètres + et 6 mètres -) soit par le plateau de Bélouve (11,7km, 5h08 1644 mètres + et 115 mètre -), jusqu’au gîte de la Caverne Dufour.

Comme on a le temps, on va dormir sur le plateau de Bélouve. Mick négocie un lit pour ce soir, une chambre réservée au gîte ne sera peut-être pas occupée. Le temps s’est couvert durant la montée, on voulais aller voir le trou de fer mais la pluie, le brouillard et l’heure nous font renoncer. On visite donc le petit musée à côté et profitons du gîte pour nous mettre à l’abri. Les gens qui avaient réservé ne sont pas venus donc gîte pour nous ce soir, plutôt agréable !

Vue du plateau de Bélouve ©lemondedesmirons

Pour garder son autonome jusqu’au bout, il est possible de passer le gîte et de se rendre vers l’embranchement du chemin qui part dans la forêt en direction du Piton des Neiges. A cet endroit, on peut poser la tente en mode bivouac pour la nuit et surtout on profite d’une vue imprenable sur le cirque de Salazie.

L’endroit parfait pour bivouaquer ©lemondedesmirons

ÉTAPE 7 : Du gîte Bélouve à la Caverne Dufour (GR R1)

TRAJET : Gîte Bélouve-Grotte Caverne Dufour

🕖 Estimé 3h34 | 🗻+ 2484 mètres | 🗻– 1506 mètres | ↔ 8,4 kilomètres | 1040 mètres | 68 mètres

⛺  Bivouac dans la grotte près du gîte Caverne Dufour (Vendredi 17 mai)

Quel bonheur de prendre une douche, dormir dans un lit et d’avoir un petit-déjeuner si copieux … Sur la fin du trek c’est plus cool, nous savons que nous avons le temps pour rejoindre le gîte de la Caverne Dufour aujourd’hui alors nous profitons.

Il est possible de bivouaquer peu après le gîte avant de rentrer dans la forêt mais aussi beaucoup plus loin au ¾ du chemin entre les deux gîtes, il y a un petit terrain plat. À éviter en cas de pluie le terrain est trop marécageux.

Le chemin que nous empruntons longe la falaise, il est mouillé par les dernières pluies et l’humidité de ces derniers jours. Nous sommes dans une forêt enchantée et des épreuves nous attendent sur la route, entre arbres à passer (par-dessus ou par-dessous) avec les sacs c’est plutôt drôle, escalader les nombreuses échelles et enjamber les grandes flaques d’eau.

Vue sur le plateau, Cirque de Salazie ©lemondedesmirons

Ce chemin nous plaît ! Plus loin, nous passons un terrain caillouteux et nous avons une vue imprenable sur l’étendue des arbres.

Nous arrivons au gîte, il y a beaucoup de monde et il n’est pas encore ouvert. Pour dormir en gîte ça va être difficile, ce sera sans doute complet. Nous rencontrons un homme qui nous conseille de dormir dans une grotte un peu plus loin, il y avait déjà installé 2 tentes à l’intérieur.

Nous décidons donc de nous installer là bas et nous ne regrettons pas ! La vue est imprenable et nous assistons à un très joli coucher de soleil.

Vue depuis la grotte ©lemondedesmirons

➡ ÉTAPE 8 : De la Caverne Dufour au sommet du Piton des Neiges (GR R1)

TRAJET : Grotte Caverne Dufour-Sommet du Piton des Neiges

🕖 Estimé 1h39 | 🗻+ 3052 mètres | 🗻– 2478 mètres | ↔ 3,1 kilomètres | 573 mètres | 93 mètres

⛺  Bivouac au sommet du Piton des Neiges (Samedi 18 mai)

Dans la nuit, on entend quelques voix et on observe un défilé de lampes torches de ceux qui montent au sommet du Piton des neiges. Au matin, on ouvre la tente, le temps n’est pas au beau fixe, on est dans les nuages et la « farine », (comme ils appellent là-bas cette pluie fine), commence à tomber. On reste à l’abri au sein de la grotte, le temps de ranger nos affaires, puis, on décide de regagner le gite afin de prendre le petit déjeuner.

On a le temps aujourd’hui,  nos amis doivent nous rejoindre au gîte. Les premières personnes revenant de l’ascension redescendent. Malheureusement, ils n’ont rien vu à cause des nuages.

La montée vers le sommet du Piton des Neiges ©lemondedesmirons

Une femme est tombée car le terrain est glissant. Elle a un doigt complètement retourné dans l’autre sens, pas très beau à voir. Une deuxième a été malade au gîte toute la nuit, pas habituée à marcher sur un fort dénivelé, l’office du tourisme lui aurait dit qu’elle pouvait quand même monter… Elles attendront plusieurs heures l’arrivée de l’hélicoptère qui ne peut se poser à cause de la météo.

On mange notre pique-nique au gîte. Nos deux amis sont partis un peu tard et ont une bonne ascension à faire, on décide alors de monter en milieu d’après-midi pour réserver nos emplacements pour la nuit. Ils ne sont pas seuls à nous rejoindre, nous sommes 10 en tout (Eve, Jeremy, Lucie, Jonathan, Audrey, Delphine et deux autres garçons)

Sommet du Piton des Neiges ©lemondedesmirons

La vue est légèrement dégagée, le soleil a réussi à percer, de quoi nous laisser le temps de profiter de la vue et de monter la tente. L’hélicoptère ne tarde pas à venir lui aussi pour récupérer les deux femmes qui ne peuvent redescendre.

Nos amis arrivent avec les nuages qui finissent par recouvrir la jolie vue, puis, la nuit ne tarde plus à tomber. Ils ont pensé à nous et à notre envie de camembert. Un méga apéro s’organise après l’installation, quoi de mieux pour clore la journée !

Un méga apéro à 10 copains/copines au sommet du Piton des neiges ©lemondedesmirons

➡ ÉTAPE 9 : Du sommet du Piton des Neiges à Cilaos (GR R1)

TRAJET : Sommet du Piton des Neiges-Au village de Cilaos parking du Bloc

🕖 Estimé 3h15 | 🗻+ 3052 mètres | 🗻– 1398 mètres | ↔ 7,1 kilomètres | 161 mètres | 1809 mètres

⛺  Fin des bivouacs avant Piton de la Fournaise (Dimanche 19 mai)

Réveil matinal pour admirer le lever de soleil ! Nous ouvrons notre tente…le temps est complètement brumeux, on ne voit pas à plusieurs mètres ! Nous décidons de nous reposer encore un peu dans l’idée que le soleil ne percera pas les nuages avant la préparation du petit-déjeuner collectif. Au moment où nous rangeons tout le matériel, le vent se lève et une pluie fine commence à tomber …

Bivouac au Piton des Neiges, protéger par les murs de pierres ©lemondedesmirons

On part dans les nuages pour rejoindre Cilaos, le terrain est glissant et la descente se fait sous la pluie… Arrivés au refuge de la Caverne Dufour, on prend un peu de repos en espérant que le vent et la pluie se calment. Le temps n’ayant pas prévu de changer, il faut bien faire avec. C’est donc sous la pluie que nous descendons. Des torrents ne tardent pas à se former dans les escaliers, le terrain est vraiment glissant et Delphine se tord la cheville, heureusement, elle peut continuer la marche.

Coucher de soleil au  sommet du Piton des neiges ©lemondedesmirons
Coucher de soleil au  sommet du Piton des neiges ©lemondedesmirons

On est tous complètement trempés et cette descente était vraiment interminable. Sur la fin du sentier Mick se vante de ne pas être tombé, et ça arrive… Il tombe droit sur un caillou qui lui ouvre le genou ! On arrive sur le parking (le bloc) pour rejoindre le reste de l’équipe avec nos blessés. Audrey l’infirmière du groupe s’occupe de la plaie plutôt profonde de Mick, il est dimanche alors, tant pis pour le médecin. On fait les 3,3 derniers kilomètres en voiture depuis le parking du bloc.

Pour fêter cette aventure, on termine par un déjeuner au restaurant au cœur de la ville de Cilaos avec une bonne crêpe.

➡ Bilan trek

Durée : 9 JOURS ET 8 NUITS

🕖 Estimé 35h04                       🗻 + 8211 mètres          🗻 – 8019 mètres

↔ 77,3 kilomètres                 3052 mètres               198 mètres

  7 nuits en Bivouac et 1 nuit en Gîte

Ce que l’on aurait aimé savoir avant notre premier trek dans les 3 cirques

Se lancer dans le trek des 3 cirques à La Réunion en autonomie, surtout sans expérience, n’est pas simple. Quand on a commencé ce trek, on pensait être prêts… et pourtant, on a vite compris que certaines étapes pouvaient être bien plus difficiles que l’on ne l’imaginait. On vous raconte nos galères, nos prises de conscience, et surtout ce que l’on aurait aimé savoir avant de partir, pour que votre aventure se passe encore mieux que la nôtre ! Voici ce que nous avons appris… et ce que vous devriez éviter.

Sous-estimer le dénivelé et les distances

La première randonnée nous a fait douter… Une marche de 10 km avec +800 mètres de dénivelé sous le soleil réunionnais, on ne s’y attendait pas ! Bon évidemment, le lendemain de notre arrivée sans avoir eu le temps de se remettre du vol, ce n’était pas tellement une bonne idée. Alors même si plusieurs fois, on s’est dit que l’on y arrivait pas, on a vite compris qu’il nous ferait un temps d’adaptation…

Conseil : préparez-vous avec des randonnées plus courtes avant le trek, pour entrainer votre cardio et votre endurance. Avant de partir, consultez les cartes et estimez le temps nécessaire pour chaque étape. En chemin, même si les sentiers sont balisés, opter pour une application GPS hors ligne et prenez une carte papier IGN en cas de panne de batterie.

Mal gérer le rythme et les pauses

Au début du trek, on accumule plus de fatigue, il faut trouver ces marques, être à l’écoute de son propre rythme, s’habituer au poids du sac… Au bout de quelques jours, le corps s’habitue, il encaisse de mieux en mieux et l’organisation de la logistique est beaucoup plus fluide, ce qui facilite l’aventure.

Conseil : écoutez votre corps tout au long du parcours, faites des pauses régulières et ne cherchez pas à suivre le rythme des personnes avec qui vous vous déplacez si vous réalisez ce trek à plusieurs. Même une petite pause toutes les heures peut faire une énorme différence.

Partir sans tester le matériel

On a vite regretté nos sacs trop lourd… Sur les sentiers escarpés, ça devient vite inconfortable. Pour un premier trek, on est parti plutôt chargé à cause de plusieurs incertitudes, celle de manquer d’eau, de nourriture, avoir froid… En réalité aucun cas de figure ne s’est réalisé ! S’il y a un conseil que l’on peut vous donner, c’est bien celui de la répartition des charges dans votre sac, ça fait totalement la différence !

Conseil : testez vos chaussures, votre sac et même vos chaussettes en conditions réelles avant le trek. Un sac léger et du matériel adapté, ça change tout le confort et votre moral.

Ne pas anticiper la météo

Le Piton de la Fournaise nous a rappelé que la météo peut tout changer. Brouillard, rafales de vent et pluie fine nous ont obligés à renoncer à notre ascension prévue.

Conseil : vérifiez toujours la météo avant chaque étape et soyez prêts à adapter vos plans. Emportez un coupe-vent et une lampe frontale, surtout si vous partez de nuit ou si le temps est incertain.

Négliger l’alimentation et l’hydratation

9 jours de marche, ça use des calories et de l’énergie ! Au début, on ne mangeait pas assez et on ne buvait pas régulièrement. La fatigue s’installe vite si on néglige ces aspects essentiels.

Conseil : planifiez des repas riches en énergie, variés et faciles à préparer. Buvez régulièrement, même si vous n’avez pas soif, et emportez toujours un petit encas pour les moments difficiles.

BON PLAN : Restez hydraté en toutes circonstances avec les pastilles électrolytes Hydratis. Grâce à notre partenariat avec la marque hydratis*, on vous offre :

-10% sur votre commande avec le code promo MIRONS10

Résumé des conseils pour débutants

  • Préparez votre corps avec des randonnées courtes.
  • Allégez votre sac et testez votre matériel.
  • Planifiez vos étapes et vos pauses.
  • Vérifiez la météo quotidiennement.
  • Hydratez-vous et mangez suffisamment.
  • Anticipez le transport et les points de ravitaillement.

Ces conseils permettent de profiter pleinement du trek des 3 cirques, même pour des débutants. Avec préparation et prudence, cette aventure devient inoubliable et accessible, malgré la difficulté du terrain réunionnais.

Que faut-il emporter pour un trek à La Réunion ?

  • Chaussures de montagne rigides,
  • T-shirt technique respirant et mérinos, pantalon technique résistant,
  • Polaire ou doudoune légère, veste coupe-vent et imperméable (type Gore-Tex),
  • Bonnet, tour de cou, gants fins, gants chauds,
  • Lunettes de soleil catégorie 4 (spéciales haute montagne),
  • Crème solaire indice élevé (50+), stick à lèvres avec protection UV,
  • Minimum 1,5 L d’eau, encas énergétiques (barres, fruits secs, gels),
  • Petite pharmacie personnelle (pansements, aspirine, etc.), couvertures de survie.

Opter pour l’achat d’une gourde filtrante Humagreen pour avoir de l’eau consommable en tout temps et limiter votre impact plastique.

BON PLAN : Grâce à nos partenariats avec les marques Humagreen* et Hydratis*, on vous offre :

-15% de réduction sur tous les produits, dont la gourde filtrante, avec le code promo MIRONS15 ou

-15% de réduction sur l’ensemble de votre commande avec le code promo LEAETMICK15.

Quel budget prévoir pour un trek de 9 jours dans les 3 cirques de La Réunion ?

Bonne nouvelle : faire le trek des 3 cirques à La Réunion en autonomie ne coûte finalement pas si cher… surtout si, comme nous, vous êtes déjà un minimum équipés.

De notre côté, on a réussi à limiter le budget au maximum en privilégiant l’autonomie. L’essentiel de nos dépenses s’est fait avant le départ, avec les courses pour tenir plusieurs jours (repas, encas, petits plaisirs). Ensuite, sur le trek, on s’est fait quelques “extras” bien mérités : un bon restaurant à Hell-Bourg, quelques petites courses en route, une nuit au gîte de Bélouve avec petit-déjeuner, ainsi qu’un petit-déjeuner au gîte de la Caverne Dufour avant l’ascension du Piton des Neiges.

Au final, le budget reste raisonnable pour une aventure de 9 jours, surtout comparé à un voyage plus classique avec hébergements et restaurants quotidiens. Ce type de trek permet vraiment de voyager à moindre coût, tout en vivant une expérience intense et immersive.

Évidemment, le budget peut varier selon plusieurs facteurs :

  • le matériel que vous possédez déjà (sac, tente, chaussures…)
  • votre façon de consommer (autonomie totale ou plus de gîtes/restaurants)
  • et surtout votre séjour global à La Réunion (vols, hébergements avant/après le trek, activités, etc.)

👉 Pour nous, ce trek a clairement été l’une des expériences les plus riches… pour l’un des budgets les plus faibles du voyage.

La difficulté du terrain sur l’Ile de la Réunion n’est pas à négliger surtout sans préparation physique, avec le poids du sac et du matériel. L’expérience en vaut quelques souffrances musculaires, articulaires et autres bobos. Les bâtons de marche s’avèrent très utiles pour soulager les articulations du poids du sac et sur les terrains quelques peu glissants.

Bilan de 2 chutes pour Mickael

Une chute avec plus de peur que de mal et une autre chute avec une belle plaie ouverte qui lui a laissé une belle cicatrice en guise de souvenir pour finaliser ce trek.

Le côté plaisant de ce trek est de pouvoir trouver de l’eau assez fréquemment sur le chemin, évitant ainsi une surcharge liée au poids de l’eau pour un premier trek c’était un peu notre crainte. Nous avons pris des filtres à eau au cas où et sinon on aurait fait comme dans les émissions de survie…

Côté bivouac, nous avons toujours trouvé un endroit pour poser la tente, par contre il faudra passer les zones de dénivelé positif et négatif afin de trouver une zone accessible pour la tente, les plateaux sont parfaits pour bivouaquer.

Les souvenirs impérissables de cette aventure, les fabuleux paysages que nous avons traversé, renouer avec la nature apportant cette plénitude profonde et une grande fierté, mais surtout cette belle soirée partagée avec les amis au Piton des neiges restera mémorable.

Un sacré souvenir pour une première fois en trek et bivouac qui nous donne le goût de continuer sur cette lancé…

Similar Posts

Laisser un commentaire

On reste en contact !

Ta boîte mail mérite mieux que des factures.
Offre-lui du soleil, des récits de voyage et des idées d’aventure.