Toute personne peut-être un jour confrontée au mal aigu des montagnes (MAM). Passer du temps en altitude et monter lentement en altitude sont les clefs d’une acclimatation réussie.
Vous prévoyez un futur voyage dans un pays ou villes, villages et montagnes atteignent des altitudes élevées ? Mais, connaissez-vous le mal d’altitude dont tout le monde est susceptible de souffrir ?
Vous pensez sans doute au Népal, un pays que l’on aurait beaucoup aimé visiter lors de notre tour du monde… Malheureusement, ce n’était pas la bonne saison pour nous. Alors lorsqu’on a mis les pieds en Amérique du Sud à la fin du voyage, je sentais qu’il nous manquait quelque chose… Un sommet ?!
SOMMAIRE
Qu’est-ce que le mal aigu des montagnes ?
Comment survient le mal d’altitude ?
Quels sont les différents symptômes ressentis en cas de mal d’altitude ?
Mon retour d’expérience face au mal aigu des Montagnes
Comment faire face au mal d’altitude ?
Nos 6 conseils pour éviter le mal d’altitude :
Quelques méthodes naturelles pour soulager le mal d’altitude :
Qu’est-ce que le mal aigu des montagnes ?
Le plus grand sommet de France, le Mont-Blanc atteint 4 792 mètres d’altitude, mais de nombreux pays sont bien connus pour leurs sommets à des altitudes supérieures. Chaîne de l’Himalaya ou cordillère des Andes… Il y a de quoi trouver l’ascension de son prochain sommet !
L’Amérique du sud possède de très belles montagnes et randonnées à des altitudes auxquelles nous ne sommes pas habitués. C’est le paradis des sommets à plus de 6000 mètres d’altitude ! Sans forcément exercer une randonnée en haute altitude ou encore de l’alpinisme, de nombreuses villes et villages atteignent des altitudes élevées. Il est donc possible de ressentir certains symptômes du mal d’altitude (ou soroche en Quechua) même en voyageant dans ses pays aux altitudes élevées surtout si vous arrivez de France. Mais pas de panique, il existe des solutions naturelles pour soulager les différents symptômes.

Ascension vers le sommet du Huayna Potosi ©lemondedesmirons
Comment survient le mal d’altitude ?
Souvent lié à une ascension trop rapide en haute altitude (à partir de 3000 mètres), le mal aigu des montagnes MAM est un syndrome de souffrance par l’absence d’acclimatation ou la sensibilité d’une personne plus ou moins importante à l’altitude. Il touche tous types de personnes en bonne santé, sportive ou non et peut survenir à n’importe quel moment, seulement quelques heures après le début de l’ascension, il régresse avec une acclimatation ou il disparaît intégralement à la descente.
L’arrivée dans un aéroport ou dans une ville à altitude élevée (plus de 3000 mètres) comme La Paz en Bolivie ou Cuzco au Pérou nécessite une acclimatation plus ou moins longue. A adapter selon votre situation, par exemple, si vous arrivez de France, compter 3 jours minimum d’acclimatation.

Au sommet de la Rainbow Mountain à 5200 mètre d’altitude ©lemondedesmirons
Quels sont les différents symptômes ressentis en cas de mal d’altitude ?
Vous pouvez ressentir plusieurs symptômes selon l’acclimatation de votre organisme face à l’altitude. L’état de fatigue général, l’activité physique, le sommeil sont des facteurs qui peuvent altérer votre sensibilité aux symptomatiques.
–Maux de tête (Céphalées) -Insomnies
–Nausées et inappétence -Vomissements
–Vertiges -Troubles de l’équilibre
–Fatigue générale (Lassitude) -Épuisement nerveux, anxiété
–Problèmes gastriques -Difficultés respiratoires (Dyspnée)
–Palpitations -Gonflement des mains, des pieds et du visage
⚠ Être vigilant avec le Mal Aigu des Montagnes (MAM)
Aussi, on ne peut pas nier les risques de complication tels que l’œdème pulmonaire de haute altitude [OPHA] ou l’œdème cérébral de haute altitude [OCHA] dans certains cas particuliers. Si vous souffrez de nombreux symptômes garder à l’esprit qu’il faudra peut-être renoncer à votre ascension !
Dans certains cas et pour vous rassurer, votre médecin peut vous prescrire un test à l’hypoxie comme vous l’avez sans doute vu dans le dernier film Kaizen, l’ascension de l’Evrest d’Inoxtag. D’ailleurs, on vous recommande vivement de le regarder !
Contre indications pour des séjours en altitude
Les séjours en altitude sont déconseillé aux personnes souffrant de certaines maladies, tel que l’insuffisance cardiaque, respiratoire, vasculaire, crises d’épilepsie, diabète… Si vous souffrez d’une pathologie, il est recommander de consulter votre médecin avant une telle aventure.

Ascension vers le deuxième refuge à 5200 mètres ©lemondedesmirons
Mon retour d’expérience face au mal aigu des Montagnes
C’est en Amérique du Sud que l’on a gravi nos deux plus hauts sommets :
- Le sommet de la rainbow Mountain 5200 mètres d’altitude au Pérou
- Le sommet du Huayna Potosi 6088 mètres en Bolivie
« On a eu le temps de s’acclimater à l’altitude en restant plusieurs jours à La Paz, capitale la plus haute du monde avec ses 3650 mètres d’altitude. En partant sur une formule de 3 jours pour réaliser l’ascension du Huayna Potosi, la première journée est déjà intense car elle commence à 4700 mètres d’altitude. Arrivée en altitude, on part déjà en randonnée vers le glacier [4900 mètres] pour l’apprentissage de la marche avec crampons et l’escalade sur glace. Cette première nuit, j’ai très mal dormi, je suis fatiguée et le mal de tête commence à s’installer… Le lendemain matin, on repart pour 500 mètres de dénivelé afin de passer la nuit à 5200 mètres, enfin on doit dormir dans l’après-midi car l’ascension se fait dans la nuit. Impossible de faire la sieste, j’ai déjà terriblement mal à la tête, mais il nous reste encore la possibilité de dormir quelques heures une fois la nuit tombée. Seulement, j’ai mal à la tête, en temps normal je bois déjà trop peu alors je pense que je ne me suis pas assez bien hydratée car avec le froid la sensation de soif diminue. J’arrive à m’endormir une petite heure et je suis réveillée brutalement par une crise de tachycardie qui me fait prendre relativement peur… A cet instant précis, je pense que je n’y arriverai pas ! Avec Mick, on parle même de redescendre si mon état physique ne s’améliore pas. Les battements de mon cœur reviennent à la normale et on se rendort pour quelques heures qui nous paraissent seulement quelques minutes. 00h30 – Fatigués, difficile d’ouvrir les yeux, Mario nous prépare une collation avant le départ. Un mélange d’émotions entre excitation et stress de réussir cette ascension. Seulement, on réalise que dehors c’est déjà le défilé des lampes frontales et on se demande pourquoi on ne part pas.. Bref, si tu veux connaitre la suite je t’invite à lire l’article en lien avec cette ascension (oui j’ose le faire) ! On voit clairement que mon visage a gonflé sur les photos durant l’ascension. La descente a été éprouvante car sur la dernière journée, il s’agit de tout redescendre pour revenir sur La Paz, mal de tête, nausée ont eu raison de moi… Le fameux mal d’altitude me fait vomir sur une route de montagne, l’occasion de donner un dernier coup d’œil sur le sommet enneigé du Huayna Potosi. Cette ascension, un des plus beaux souvenirs de ma vie !«
Comment faire face au mal d’altitude ?
On parle du milieu de la haute montagne à une altitude supérieure à 2000 mètres d’altitude. Mais les conditions deviennent plus difficiles au-delà de 3500 mètres d’altitude, en effet, la pression en oxygène diminue (hypoxémie : faible taux d’oxygène) et peut créer des inconforts de notre organisme. Si vous ressentez plusieurs symptômes, il faudra vous reposer, descendre à une altitude plus basse, prendre des médicaments (Diamox® acétazolamide) et/ou obtenir un apport d’oxygène.

Lever de soleil à la descente du sommet du Huayna Potosi ©lemondedesmirons
Nos 6 conseils pour éviter le mal d’altitude :
1. Préparation physique 🚶
Il est évident que l’on ne se lance pas dans une randonnée en haute altitude sans expérience.
Tester vos capacités sur des randonnées à la journée et si possible passer des nuits en altitude car les signes du mal aigu des montagnes peuvent se déclarer entre 6 à 12h. Entraînez vous plusieurs fois afin d’analyser les réactions de votre organisme face à l’altitude, car de nombreuses personnes souffrent du mal aigu des montagnes, maux de tête, nausées et vomissements. Une réaction physiologique bénigne jusqu’à l’acclimatation pour que ces signes disparaissent. ⚠️ Une bonne condition physique ne protège pas contre le mal d’altitude.
2. Période d’acclimatation 🗻
Pas la peine de vous précipiter dès votre arrivée à la ville la plus haute du monde se trouvant au Pérou « La Rinconada » et ses 5300 mètres d’altitude. Les différences d’altitude peuvent provoquer de nombreux symptômes évoqués plus haut. Nous vous recommandons de prendre une période d’acclimatation et ce n’est pas les villes en altitude qui manquent. Il faut donc un peu de patience pour augmenter son nombre de transporteurs d’oxygène (globules rouges), puisque l’organisme met du temps à les fabriquer. L’idéal est de se donner plusieurs jours d’acclimatation (une petite semaine).
3. Suivre son rythme 🏃♂️
Écouter son corps, c’est primordial !! Alors même si Chéri(e) est loin devant et que l’on a l’impression qu’il/qu’elle galère moins que nous, pas la peine de faire un sprint au risque de jouer avec notre santé. Un pas, une pause, un pas, une pause… Le secret d’une ascension réussie c’est de prendre son temps, de suivre son rythme pour ne pas casser son cardio et bien oxygéner son organisme, de toute façon la vue sera la même pour tout le monde !
4. Une bonne hydratation 💧
L’hydratation est primordiale d’autant plus en altitude ! En haute altitude la déshydratation survient plus rapidement en raison de l’air sec. Le secret d’une bonne hydratation de l’organisme est de boire très régulièrement même si l’on éprouve pas la sensation de soif. Bien s’hydrater est la base et c’est surtout essentielle à notre corps constitué principalement en eau.
L’idéal est de se préparer une eau tiède infusée avec des feuilles de coca et de boire une bonne gorgée d’eau toutes les 15 minutes minimum. Les feuilles de coca permettent de lutter contre le mal d’altitude.
N’oubliez pas qu’une bonne hydratation est complémentaire à une bonne alimentation !
P’tit conseil par expérience : le tube de notre poche à eau a gelé lors de notre ascension du sommet du Huayna Potosi. Mettre une eau tiède dans votre poche, évite les chocs thermiques et réconforte l’organisme en cas de froid extrême. Aussi, on vous conseille d’acheter chez Décathlon une gaine isotherme (matière néoprène) qui isole du chaud l’été et du froid l’hiver pour les tubes des poches à eau.
Avoir de l’eau potable de partout dans le monde et restez hydrater en toutes circonstances ⬇️
BON PLAN : Grâce à notre partenariat avec la marque Française Humagreen*, on vous offre :
-15% de réduction sur tous les produits dont la gourde filtrante avec le code promo MIRONS15 et
-15% de réduction sur l’ensemble de la commande avec le code promo LEAETMICK15.
5. Un encas 🍏
C’est l’indispensable ! Il est complètement fou de partir sans rien avoir à se mettre sous la dent… Pour reprendre des forces ou juste par gourmandise en admirant le paysage.
Des fruits, des fruits secs, des barres de céréales…
6. Prendre la pharmacie de secours spéciales mal d’altitude 🆘
Huiles essentielles, homéopathie, feuilles de coca… à vous de voir…
⚠ Une genouillère peut-être utile durant la descente.

Randonnée de la Rainbow Mountain sur le chemin à 4522 mètres ©lemondedesmirons
Quelques méthodes naturelles pour soulager le mal d’altitude:
➡️ Avant de partir, à prendre avec soi :
- Pastilles électrolytes
Boostez votre hydratation avec les tubes Hydratis, riches en électrolytes et en oligo-éléments.
Restez hydrater en toutes circonstances avec les pastilles Hydratis* ⬇️
BON PLAN : Grâce à notre partenariat avec la marque hydratis*, on vous offre :
-10% sur ta commande avec le code promo MIRONS10.
- Huile Essentielle de Menthe Poivrée
Dilution de 3 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée dans 7 gouttes d’une huile végétale de votre choix. A appliquer en friction circulaire douce des tempes jusqu’aux oreilles et sur le dos de la main, que vous pourrez respirer.
- Tube Homéopathie Coca, Boiron (Environ 2€12)
Cependant, la mort peut survenir suite à une MAM par œdème cérébral (maux de tête intenses, vomissements, troubles de la vue …) ou pulmonaire (toux, insuffisance respiratoire…) avec le manque d’oxygène (hypoxie) en altitude.
Existe en 5 à 9 CH, 3 granules/ prise 3 à 4 fois par jour.
Plante sacrée des Incas, elle est préparée à partir du Cocaïer (Erythroxylon coca), petit arbre des régions d’Amérique du Sud et est cultivée dans la Cordillère des Andes. Le remède est fabriqué à partir de la feuille. Celle-ci contient de la cocaïne, alcaloïde inscrit sur la liste des stupéfiants en raison de la pharmacodépendance qu’il entraîne.
- Aspirine : en cas de maux de tête, préférer l’aspirine (qui fluidifie le sang, sauf cas d’allergie) au paracétamol.
- Diamox (acétazolamide) : agit en augmentant la réponse ventilatoire au manque d’oxygène. Avec l’accord de votre médecin généraliste, vous pouvez emporter ce médicament uniquement disponible en pharmacie qui requiert une ordonnance.
➡️ Que vous trouverez sur place :
- Les feuilles de COCA 🌿
Vous en trouverez facilement sur les marchés des villes d’Amérique du Sud. En feuilles sous sa forme brute, ruminer quelques feuilles (une dizaine), en sachet d’infusion ou en bonbons.
- ALTIVITAL
C’est un médicament naturel composé de feuilles de coca, muna, ginger, guarana.
Bilan
Voilà, vous avez toutes les clefs en main pour affronter le fameux mal d’altitude. Si les symptômes persistent, il vaut mieux prendre la sage décision d’abandonner votre ascension et de redescendre en altitude le plus tôt possible pour préserver votre santé.
J’espère que vous être prêt à vivre un grand moment, peu importe où il vous mène…
Le mouvement, c’est l’essence de la vie et gravir des sommets ce n’est quand même pas rien ! Je vous souhaite la plus belle des aventures et surtout si mon retour d’expérience vous a été utile envoyez moi une photo de votre plus beau sourire sur n’importe quel sommet à deux pas de chez vous ou à l’autre bout du monde. A bientôt !